L’arnaque qui pourrait vous lire en temps réel

Une professeure de l’Université Laval prévient: après les voix clonées et les faux sites de banque, les agents d’intelligence artificielle pourraient bientôt mener des arnaques qui s’adaptent en temps réel aux réponses de leurs victimes. L’esprit critique ne suffit plus: il faut apprendre à sortir de l’échange pour vérifier par un canal indépendant, et les institutions doivent rendre cette vérification facile.

Vie numérique | Est-ce que l’internet est brisé?

La chronique Vie numérique de La Presse constate que les robots génèrent désormais plus de la moitié du trafic internet, selon Cloudflare: les sites s’optimisent pour les robots plutôt que pour les humains, au risque d’entraîner les IA sur du contenu généré par d’autres IA. Pendant ce temps, plateformes et gouvernements fragmentent le réseau en expériences différentes d’un pays à l’autre — loin du village global promis.

Les sites web se verrouillent contre les agents IA

Les grands sites web ferment leurs portes aux agents IA: Amazon bloque désormais l’agent de Meta, qui ne peut plus naviguer ni acheter sur son catalogue, et d’autres agents se voient aussi refuser l’accès. Selon un spécialiste cité par The Verge, ce sont souvent les protections anti-robots ordinaires que ces agents déclenchent — et pour les plateformes, chaque tâche faite par un agent, c’est un humain de moins devant leurs publicités.

Meta veut pouvoir utiliser les contenus des médias pour entraîner son intelligence artificielle

Selon une enquête du Nieman Journalism Lab, les nouvelles conditions commerciales de Meta prévoiraient qu’à compter du 30 octobre, les médias utilisant les outils professionnels de Facebook, Instagram ou WhatsApp autoriseraient Meta à explorer leurs sites et à en recueillir les contenus pour développer et entraîner ses produits d’IA — sans mécanisme de refus ni rémunération, contrairement au programme News AI de Google. Des juristes soulignent les risques pour le droit d’auteur.

Google rémunère désormais plus de 400 médias pour alimenter ses services d’intelligence artificielle

Google annonce que plus de 400 médias dans le monde participent désormais à son programme News AI, qui rémunère les éditeurs en échange de contenus destinés à développer de nouvelles fonctionnalités d’intelligence artificielle — résumés enrichis dans Google Actualités, bulletins audio personnalisés — sans toutefois dévoiler les montants versés ni préciser si ces contenus servent aussi à entraîner ses modèles.

Facebook permet désormais de parler à son algorithme pour choisir ce qu’on veut voir

Meta déploie sur Facebook une fonction « Votre algorithme » (Your Algorithm) qui permet de dialoguer avec le système de recommandation en langage naturel pour indiquer les sujets à privilégier ou à réduire dans le fil d’actualité. Grâce à de grands modèles de langage, ces instructions s’appliquent en temps réel et viennent compléter les signaux comportementaux déjà utilisés, marquant une étape vers des algorithmes plus interactifs, une approche que Meta a déjà adoptée sur Instagram et Threads.

Livres et IA : l’idée d’une certification « écrit par un humain » se concrétise

Face à la multiplication des livres rédigés avec l’intelligence artificielle, le monde du livre se dote de garde-fous : une certification « écrit par un humain » voit le jour aux États-Unis, des associations d’auteurs exigent la transparence sur l’usage de l’IA, et des éditeurs européens envisagent un label similaire pour préserver la confiance des lecteurs.

Un adolescent randonneur en solo hissé d’une falaise après avoir utilisé l’IA pour planifier son itinéraire, selon North Shore Rescue

Un adolescent de 16 ans parti randonner seul s’est retrouvé coincé sur une falaise du mont Crown et a dû être hélitreuillé par les bénévoles de North Shore Rescue : l’itinéraire qu’il suivait avait été planifié par une intelligence artificielle et l’a conduit dans une voie au-delà de ses capacités. Cet incident rappelle que les informations générées par l’IA peuvent être fausses, voire dangereuses, et qu’il faut toujours les vérifier avant de s’y fier.

Quand l’intelligence artificielle conseille le prix du Big Mac

Selon une enquête de Reuters reprise par Bruno Guglielminetti dans Mon Carnet, McDonald’s recommande de plus en plus le prix de ses menus grâce à l’intelligence artificielle : un moteur d’IA analyse des millions de transactions pour suggérer les tarifs aux franchisés, qui restent officiellement libres de les refuser. Cette tarification algorithmique, en place depuis au moins 2019, peut créer des écarts de prix importants entre des restaurants pourtant voisins, et elle soulève des questions de concurrence et de perception du public.