Dans ce texte, Adam Dubé, professeur agrégé en sciences de l’apprentissage à la faculté d’éducation de l’Université McGill, s’appuie sur les données PISA 2025 de l’OCDE : 86 % des jeunes de 15 ans dans le monde utilisent l’IA pour leurs études, et ceux qui s’en servent chaque semaine accusent un retard d’une année scolaire — deux ans pour les élèves canadiens — par rapport à ceux qui ne l’utilisent jamais. Même les usages censés aider à apprendre, comme résumer un texte ou faire des recherches, sont associés à de moins bons résultats en sciences, et les chatbots, qui multiplient les erreurs et se présentent comme des « compagnons » flatteurs, isolent les adolescents et créent une dépendance. Alors que les États-Unis et le Canada commencent à peine à réglementer, sans s’attaquer à ces agents conversationnels agentiques, il demande au Canada de réglementer l’IA par défaut, d’interdire les compagnons anthropomorphiques, d’exiger l’exactitude et l’interaction humaine, et d’investir dans la recherche avec la participation des enseignants, des parents et des adolescents.
